Expérience Polytech, Université d'Angers - 4 Février 2026
Le projet est mené avec 96 étudiants en deuxième année de cycle préparatoire spécialisé en mathématiques, physique et informatique à l'école d'ingénieur.es Polytech d’Angers. Il s’inscrit dans un travail sur les imaginaires et la mise en récit.
Sur la première partie de l’intervention le 4 février, étaient présents Lucie Lastella, circassienne, Philippe Piau, comédien, Julie Chabaud, psychosociologue, Arnaud Lévèque, musicien, Elie Hanquart, ingénieur du son, Valérie Billaudeau leur professeur et deux techniciens vidéo de l’université.
Voici le témoignage de Valérie Billaudeau, l'enseignante chercheuse organisatrice:
" Où va le monde ? Les étudiants de Polytech Angers (2de année de prépa intégrée où j'enseigne) ont participé ce matin, à une intervention artistico-citoyenne mêlant acrobatie, l'expressionthéâtrale, la musique et la réflexion à partir de la pensée d'Edgar Morin (Université Populaire Edgar Morin pour la Métamorphose).
En posant la question Où va le monde ?, les artistes (https://www.cers-a https://lnkd.in/dsrGH2rS) invitent les futurs ingénieurs à s'équiper pour naviguer dans un monde complexe rempli d'incertitudes, à dépasser un sentiment d'impuissance en proposant de RE-LIER, de se relier au vivant, d'apprendre à être là, à vivre, à partager... à être un humain de la terre, un.e terrien.ne. Ils proposent de s'attendre à l'inattendu pour accueillir l'avenir, de s'apaiser dans ce monde en tension et de prendreconscience de son pouvoir d'agir à partir du sensible.
Un atelier final a permis aux 90 étudiants de retracer le parcours vécu de cette expérience où "on a le droit de se tromper", une expérience "à la fois troublante, déconcertante mais surtout enrichissante. Merci à toute la troupe et à tous les terriens dont Edgar Morin."
En effet, merci à lucie LASTELLA, Julie Chabaud, Philippe Piau et leurs collègues musiciens de permettre une réflexion en la faisant vivre par le corps et pas seulement l'intellect.
L'expérience pédagogique va se prolonger par l'appropriation des élèves ingénieurs de ces propositions. Bientôt la suite de cette aventure avec de nouvelles performances de leur cru..."

En atelier, les élèves ont ensuite travaillé en sous-groupes sur le partage de leurs ressentis (avec la roue des émotions) et sur leur perception du récit et de l'expérience vécue.

2 séries d'ateliers ont été animées par Lucie et Philippe les semaines suivantes pour accompagner les élèves sur les nouveaux imaginaires.
Cela fait grand plaisir de voir les écoles d'ingénieur.es s'ouvrir à l'art et à la création !
Et à la pensée complexe dépliée par Edgar Morin !!!
Nous avons besoin pour aujourd'hui et pour demain d'une ingénierie sensible, vivante et créative.
Bravo Valérie Billaudeau de savoir ménager les conditions de cette expérience.