Félicitations, votre wiki est installé !
Pour modifier ce bandeau, éditez cette page.YesWiki : un outil convivial potentiellement collaboratif
YesWiki a été conçu pour rester simple d'usage. Il renferme des fonctionnalités cachées, installées par défaut, pouvant être activées au fur et à mesure de l'émergence des besoins.Pour cela vous pourrez facilement dans YesWiki :
- modifier une page, (ré)organiser les menus
- choisir le rendu graphique ou l'adapter à vos envies
- concevoir des formulaires pour récolter des donnés diverses
- présenter ces données sous des rendus variés (agenda, carte, listes, annuaire, album...)
- exporter ou importer des données sous des formats ouverts (csv, json, webhooks)
- triturer, adapter, prototyper complètement le site selon vos besoins
- récupérer la structure, les formulaires d'autres YesWikis pour les adapter à vos projets
- installer des extensions pour activer de nouvelles fonctionnalités (LMS pour créer des parcours de formation, générateur d'ebooks, authentification LDAP...)
Si vous voulez vous exercer sereinement, vous pouvez essayer de modifier la page bac à sable où quelques défis vous seront proposés.
YesWiki : une communauté
En plus d'être un logiciel de création de wikis, YesWiki est aujourd'hui maintenu et amélioré par une communauté de professionnels et d'utilisateurices issus d'horizons différents qui prend du plaisir à partager ses rêves, ses créations et ses développements. Nous serons ravi·e·s de vous y accueillir !Pour nous rejoindre ou avoir une vision sur les chantiers actuellement en cours, voici notre espace central.
Si vous souhaitez simplement être tenu·e informé·e des nouveautés de l'outil et de ses améliorations, 💌 abonnez-vous à notre newsletter
Yeswiki repose sur le bénévolat et le don. En contribuant (même juste un peu) vous permettez de maintenir les serveurs et de développer de nouvelles fonctionnalités. Merci
La veille SOGA
OK Goomer
Le New York Times avance que le taux d’erreurs des AI Overviews de Google, qui résument la meilleure réponse du moteur de recherche, serait d’environ 10 %. Google conteste ce chiffre, au motif qu’il serait basé sur un benchmark biaisé d’OpenAI. Or, d’après son propre outil de test, revu et corrigé afin d’ « offrir à la communauté scientifique un outil plus précis permettant de suivre les progrès réels en matière de vérification des faits », le taux d’erreur serait supérieur à 20 %.
D’après le New York Times, les AI Overviews (Aperçus IA) de Google, qui proposent des réponses générées par IA en tête des résultats du moteur de recherche, se tromperaient environ une fois sur 10. Le journal relève en outre que plus de la moitié des réponses correctes sont « non étayées », car renvoyant vers des sites web qui ne confirment pas entièrement les informations fournies.
Une mention en petits caractères figurant sous chaque résumé rappelle que « L’IA peut se tromper, veuillez donc vérifier les réponses ». Mais, souligne le NYT, « comme Google traite plus de cinq mille milliards de recherches par an, cela signifie qu’il fournit des dizaines de millions de réponses erronées chaque heure (soit des centaines de milliers d’inexactitudes chaque minute) ».
- Selon AI Overviews de Google, le DOGE n’a jamais existé
- Les AI Overviews de Google fournissent aussi des conseils de santé erronés
Le nombre de réponses correctes « non étayées » a explosé de + 50 %
Pour parvenir à cette estimation, le New York Times a demandé à la start-up Oumi d’analyser les résumés générés par IA à l’aide d’un test de référence appelé SimpleQA. Publié par OpenAI en 2024, rappelle Ars Technica, ce benchmark de vérification des faits comporte une liste de plus de 4 000 questions avec des réponses vérifiables. Il sert donc à évaluer la capacité des modèles de langage à répondre à des questions courtes visant à vérifier des faits.
Une première série de tests a été effectuée en octobre, alors que les questions les plus complexes étaient traitées à l’aide du modèle Gemini 2, une seconde en février, après sa mise à niveau vers Gemini 3, réputé plus puissant.
Dans les deux cas, l’analyse d’Oumi s’est concentrée sur 4 326 recherches Google. L’entreprise a constaté que les résultats étaient exacts dans 85 % des cas avec Gemini 2 et dans 91 % des cas avec Gemini 3.
En octobre, les réponses correctes étaient « non étayées » dans 37 % des cas. En février, avec Gemini 3, ce chiffre est passé à 56 %, relève le NYT, se basant sur l’analyse d’Oumi. Dit autrement, Gemini 3 se trompe un peu moins souvent, mais le nombre de réponses correctes « non étayées » a explosé de + 50 %.
92 % des gens ne vérifient pas les réponses fournies par les IA
« En d’autres termes, Google a provoqué une crise de désinformation », décrypte Futurism dans un article intitulé « Une analyse révèle que les résumés générés par l’IA de Google diffusent des informations erronées à une échelle sans doute sans précédent dans l’histoire de la civilisation humaine ».
La fondation Raspberry Pi introduit avec la dernière mise à jour de son environnement logiciel une petite nouveauté qui risque de surprendre les utilisateurs : par défaut, Raspberry Pi OS 6.2 réintègre la nécessité d’entrer manuellement le mot de passe d’un compte administrateur lors de l’appel de la commande sudo.
Jusqu’ici, Raspberry OS, désormais basé sur Debian 13 Trixie, laissait l’utilisateur accéder librement à sudo, pour simplifier la gestion et limiter les frictions. Le fait d’adopter ce comportement par défaut soulève cependant un risque de sécurité, puisque tout utilisateur qui arriverait à se connecter à la machine hôte dispose de fait de droits administrateurs.
D’où cette modification, annoncée mardi 14 avril :
« À partir de cette version, si vous utilisez sudo pour accéder aux privilèges d’administrateur, vous devrez saisir votre mot de passe. Dans le terminal, l’invite de mot de passe s’affichera directement, tandis que sur le bureau, une fenêtre de demande de mot de passe apparaîtra. Après avoir saisi votre mot de passe, vous n’aurez plus besoin de le saisir pendant cinq minutes, même si vous effectuez d’autres actions sudo durant ce laps de temps. »
Rapsberry Pi OS modifie le comportement par défaut, mais ceux qui souhaitent continuer à laisser leurs utilisateurs accéder à sudo sans mot de passe peuvent (heureusement) rétablir cette option, soit au moyen du centre de contrôle pour les systèmes dotés d’une interface graphique, soit au travers du fichier raspi-config.

Publiée le 13 avril, la version 6.2 de Raspberry OS introduit également d’autres petites nouveautés. Dans le lot, on peut notamment citer de nouvelles options au sein du centre de contrôle, l’intégration par défaut des plugins uBlock Origin Lite et h264ify dans Chromium, la prise en charge du glisser déposer au niveau du lanceur et l’intégration des mots de passe Chromium au gestionnaire du système. L’OS, qui reste sur le noyau Linux 6.12.75, profite également de quelques corrections de bugs.
Depuis 2023 et le lancement de la 3e génération de Surface Hub, Microsoft était restée bien silencieuse sur cette gamme de grands écrans tactiles de salles de réunion. On risque bien d’en entendre encore moins parler : selon Windows Central, le constructeur a tout simplement cessé de la produire.

Les éventuels clients qui attendaient une génération 4 pour passer à la caisse en seront quitte pour trouver une autre solution, rien ne serait en effet prévu du côté de Redmond pour la suite. La lignée de cette famille d’appareils, lancée en 2015, s’éteint donc sans fleur ni couronne. Ceux qui auraient tout de même l’intention de s’équiper peuvent toujours se renseigner auprès des revendeurs tiers ou fouiner dans la boutique en ligne de Microsoft, où des cartons peuvent encore traîner.
Les Surface Hub sont (étaient ?) des produits destinés aux entreprises, conçus pour « favoriser le travail d’équipe » autour d’un écran 4K de 50 ou de 85 pouces sous Windows 10 et 11. La 3e génération apportait un fonctionnement en portrait ou en paysage et des performances en hausse. Les écrans intègrent une baie de 8 microphones, ils sont fournis avec une caméra, et on peut dessiner ou écrire dessus en duo puisqu’ils prennent en charge deux stylets.

Les dernières générations de Surface Hub ont ceci de particulier que l’écran et l’ordinateur à proprement parler sont séparés. Il est donc possible de mettre à jour les composants matériels de l’appareil tout en conservant l’écran. Microsoft vendait d’ailleurs une cartouche pour Surface Hub 2S : il suffisait de la glisser dans l’emplacement à l’arrière de l’écran pour bénéficier des capacités de la Surface Hub 3. Ce module coûte 3 149 euros, ce qui représente une solution économique par rapport aux prix plein pot de la dernière génération : de 10 699 à 25 999 euros en fonction de la taille de la dalle. Au moins ils n’ont pas augmenté comme le reste de la gamme Surface !
Les possesseurs d’une Surface Hub 3 n’ont pas besoin de la transformer en table à manger tout de suite : Microsoft assure un support logiciel jusqu’en 2030.
Des données personnelles ont été volées durant une cyberattaque qui s’est déroulée en décembre dernier au sein du service de gestion des comptes des élèves. Des informations comme les prénoms, noms, identifiants ÉduConnect, établissements et classes, ainsi que les adresses email (si elles ont été renseignées) d’élèves sont en fuite. Le ministère de l’Éducation nationale a déposé plainte, et saisi l’ANSSI et la CNIL.

Les auteurs de la cyberattaque ont exploité une faille suite à l’usurpation d’identité d’un personnel habilité. Ils ont de la sorte obtenu un accès frauduleux à ce service annexe à ÉduConnect, le système d’authentification pour les élèves (collège et lycée) et les parents. Il leur permet d’accéder à l’ensemble des services numériques scolaires sans avoir à multiplier les identifiants.
Un point d’entrée unique bien pratique donc, mais aussi très tentant pour les pirates. La faille a été corrigée par les services du ministère, mais pas avant que le ou les malandrins puissent se servir dans les serveurs. L’accès au service a été immédiatement suspendu, tandis qu’un travail de renforcement de la sécurité s’est engagé « par un mécanisme de double authentification ».
L’enquête a déterminé que l’attaquant a pu télécharger des données concernant des élèves « au-delà de ceux de l’établissement initialement visé ». Le nombre exact de victimes reste encore à évaluer.
Le ministère précise que les comptes ÉduConnect activés par les élèves et leurs parents ou responsables « au moment de l’attaque » ne sont pas compromis. Ces comptes peuvent continuer à être utilisés « en toute sécurité ». Les autorités ont procédé à une réinitialisation complète des codes d’accès pour les comptes qui n’avaient pas été activés au moment de la cyberattaque. Certains d’entre eux ont pu être compromis avec l’utilisation du code d’activation. Le ministère reste « pleinement mobilisé » pour garantir la sécurité des systèmes d’information « et accompagner les familles et les établissements concernés. »
Ce n’est malheureusement pas la première fois que des données scolaires sont en fuite. Le mois dernier, une intrusion dans le portail RH Compas a exposé les informations de 243 000 agents et stagiaires.
En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des suites bureautiques
Le concert des suites bureautiques se revendiquant à la fois d’une dimension souveraine et d’un code ouvert ne manque ni de voix, ni d’instruments, mais force est de constater qu’il a bien du mal à chanter à l’unisson ou à faire émerger un ténor. En témoignent les récents démêlés qui entourent le projet Euro-Office, la suite OnlyOffice et la Document Foundation, mais aussi les nombreuses initiatives portées en nom propre par de nouveaux entrants.
Cette fois, c’est officiel, la France affirme avoir fait de la réduction de ses dépendances aux solutions informatiques extra-européennes une priorité stratégique. La feuille de route envisagée par la Direction interministérielle du numérique (Dinum) résistera-t-elle aux échéances électorales de 2027 ? Rien n’est moins sûr, mais en attendant, le secteur du logiciel français et européen semble animé d’un regain d’énergie, qui conduit à une prolifération d’offres de logiciels et de services hébergés se revendiquant du titre de « suite bureautique souveraine ».
Une offre éparpillée façon puzzle
En la matière, on peut rappeler que le marché français ne part pas de zéro, comme l’avait d’ailleurs illustré, en juin 2025, la controverse relative au renforcement des moyens de la Dinum. Plusieurs acteurs du privé s’étaient émus que l’État alloue des moyens financiers conséquents au développement, en interne, d’une suite d’outils bureautiques open source (LaSuite, dédiée en premier lieu à la fonction publique), alors qu’il existe des solutions sur étagère prêtes à l’emploi.
Ces solutions, souvent proposées sous forme de services hébergés, sont portées par des sociétés qui estiment avoir bien besoin du levier de la commande publique pour exister durablement face aux poids lourds états-uniens que sont Microsoft (365) et Google (Workspace).
Huit d’entre elles s’étaient déjà émues quelques mois plus tôt du marché public attribué par l’Éducation nationale à Microsoft. Révélé par Next, ce dernier prévoyait pour mémoire une enveloppe minimale de 74 millions d’euros sur quatre ans, quelques semaines avant que Bercy consacre le premier contrat stratégique de la filière « logiciels et solutions numériques de confiance ».
Chacun de ces huit éditeurs – eXo Platform, Jalios, Jamespot, Netframe, Talkspirit, Twake, Wimi et Whaller – positionne son offre sur le marché des outils de communication ou de collaboration dédiés aux modes de travail en entreprise, et bien d’autres startups évoluent encore dans leur sillage, à l’image par exemple de Leviia. L’offre souveraine est donc déjà riche, et elle l’est encore plus si on élargit la focale à l’échelle européenne, via par exemple le site European Alternatives.
Le problème, ou l’argument derrière lequel se rangent parfois de façon un peu facile les entreprises interrogées sur leur recours aux solutions états-uniennes, c’est que si l’offre française foisonne, elle se révèle aussi très éclatée, sans leader capable d’offrir à la fois le périmètre fonctionnel étendu et les économies d’échelle d’un Google ou d’un Microsoft.
Le topo n’est pas radicalement différent en Allemagne, même si nos voisins d’outre-Rhin ont une longueur d’avance grâce aux travaux du ZenDiS, le Centre pour la souveraineté numérique de l’administration publique, dont l’initiative openDesk constitue sans doute la tentative la plus aboutie de constitution d’une suite à la fois complète et souveraine.
La Cour pénale internationale a annoncé son passage prochain sur openDesk fin 2025 et la solution gagne en popularité auprès du secteur privé. Elle a pour elle son socle à la fois solide et complet, avec un regroupement de composants open source qui permet d’aller de la gestion des identités jusqu’à la visioconférence, la messagerie instantanée, la bureautique et le stockage de fichiers, même s’il lui manque sans doute la simplicité d’intégration d’un Microsoft 365.
En France, les initiatives visant à agréger tous les composants nécessaires à une véritable stack complète ne manquent pas non plus ! Plusieurs d’entre elles ont vu le jour à partir de 2022, aidées d’ailleurs par des financements publics inscrits dans la trajectoire d’accompagnement de la certification SecNumCloud. Dans le lot et de façon non exhaustive, on peut par exemple citer les projets CollabNext et Hexagone : deux consortiums a priori concurrents, qui regroupent pourtant certains participants communs…
Deux nouveaux candidats « européens » en lice
La fragmentation ne devrait pas cesser de sitôt : le contexte économique et politique a contribué à faire émerger deux nouveaux candidats ces dernières semaines. Le 4 mars dernier, c’est depuis La Haye, aux Pays-Bas, qu’un nouveau projet baptisé Office.eu est sorti du bois.
Derrière son nom qui laisse imaginer une forme de soutien institutionnel, Office.eu se présente en réalité comme une combinaison rebadgée de Nextcloud pour le stockage de fichiers et de Collabora Online (implémentation cloud de LibreOffice), éditée par une société immatriculée en 2024. Bref, une énième offre commerciale doublée d’un joli coup de com, mais probablement pas un game changer.
Dévoilé le 27 mars, le projet Euro-Office se présente quant à lui comme une coalition de plus, mais elle associe des acteurs de poids, puisqu’on retrouve autour de la table IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic. Ensemble, ils promettent une solution bureautique souveraine, disponible dès à présent sous forme de tech preview et censée faire l’objet d’une version stable d’ici l’été.

Ce nouveau consortium réussira-t-il à s’imposer plus largement que les nombreuses initiatives l’ayant précédé ? En attendant que le marché juge des qualités intrinsèques de la suite et du niveau d’intégration atteint par les huit partenaires, le projet fait déjà l’objet d’une première polémique…
Cette fois, ce n’est pas la légitimité des éditeurs qui est en jeu, mais l’un de leurs choix technologiques. Euro-Office se démarque en effet des coalitions qui embrassent LibreOffice ou Collabora Online en exploitant un fork du code d’une autre suite bureautique open source, OnlyOffice, connu pour coller plus étroitement aux canons d’interface de Microsoft Office.