Première croisade (1096-1099)


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image 800pxCharles_Laplante__La_premire_croisade_illustration_pour_Franois_Guizot.png (0.8MB)

Prémices

  • En 1071, les Turcs font irruption en Asie Mineure après la bataille de Manzikert où les Byzantins sont vaincus. Les Byzantins ne peuvent empêcher les Turcs de s'établir à Nicée en 1078 et d'y fonder un royaume en 1081. À la fin du xie siècle, l'empereur Alexis Ier Comnène, dont l'Empire chrétien d'Orient se trouve menacé par l'invasion des Turcs, demande à plusieurs reprises l'aide de Rome contre les Seldjoukides.

  • En 1078, les Turcs seldjoukides chassent de Jérusalem les Fatimides qui gouvernaient la région depuis 970. À une période de relatif libre accès à la Ville sainte par les pèlerins chrétiens se substitue le massacre par les Turcs de la totalité de la population de Jérusalem, et la soumission des autres populations chrétiennes aux vexations et à l'esclavage ; les Turcs enfin coupent l'accès à Jérusalem par la route continentale, depuis l'Europe au long de l'Asie Mineure.

  • En 1087 se déroule la campagne de Mahdia, une expédition punitive sur la ville nord-africaine de Mahdia par une flotte italienne de Gênes et Pise. Carl Erdmann (en), historien de la croisade, considère ce raid comme un précurseur direct de la Première croisade. En effet pour la première fois, l'Indulgence est accordée par un pape (Victor III) vis-à-vis de toute action militaire visant un état musulman.



Le concile de Clermont

  • En 1095, lors d'un séjour en France, le pape Urbain II prend acte de l'exaspération de pèlerins à qui les Turcs barrent dorénavant la route de Jérusalem et répond à la demande d'Alexis Ier. Ainsi, le 27 novembre 1095, au cours du concile de Clermont qu'il a fait réunir, le pape lance un appel à la croisade, et prêche pour secourir l'empereur byzantin et la libération de la Terre sainte à Jérusalem. En échange de leur participation à la croisade, il promet le pardon de leurs péchés aux chevaliers qui iraient porter secours aux chrétiens d'Orient.

  • Il désigne Adhémar de Monteil, évêque du Puy-en-Velay, pour diriger cette croisade.

  • Il s'agit aussi, pour la papauté, de renforcer son autorité en rassemblant, dans un projet commun, une noblesse occidentale turbulente et guerrière.